LA RECONSTRUCTION
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Déchaînée par les forces géologiques, la mer envahit, en l'espace d'un instant, trois kilomètres de terres côtières, dévastant la vie sur son passage, elle emporte de nombreux bateaux loin des côtes, inonde de son eau salée champs et puits, s'attaquant également aux habitations des bords de mer. La blessure économique s'avère dès lors d'une ampleur considérable. |
Malgré
l'immense sentiment d'impuissance qui affecte la majeure
partie des sri lankais, une réelle solidarité nationale se
met immédiatement en place tout naturellement. Ainsi, main
dans la main, les agents de l'ensemble des services publics
et les militaires sont mobilisés pour faire face à la
situation. Les autorités concentrent ainsi leurs efforts
sur l'aide aux survivants. De l'eau et des vivres sont
largués, par exemple, à ceux d'entre eux qui étaient
bloqués sur une petite bande de terre dans le district
d'Ampara, l'un des plus touchés dans l'est du Sri Lanka.
L'armée de l'air effectue jour et nuit des sorties pour
faire parvenir de la nourriture à des milliers de gens
bloqués. Aux lendemains du raz de marée, la solidarité
nationale bat son plein.
Face à
l'ampleur de la catastrophe, l'événement fait la une des
médias de toutes parts du globe, et ce, pendant plusieurs
semaines. Rapidement, les nations Unies estiment à 5
milliards de dollars les besoins nécessaires à la
reconstruction. Grandes ONG ou plus petites associations
sollicitent partout un soutient financier pour venir en
aide aux pays dévastés. La solidarité internationale se
déploie dans un élan encore jamais vu auparavant. Une vague
d'immense compassion pour ces milliers d'innocentes
victimes pousse le monde entier à donner un peu de leurs
biens. Ainsi, grâce notamment à l'aide internationale
provenant de la Croix-Rouge et d'organisations des Nations
unies, des camions arrivent dans des zones où les habitants
n'avaient pratiquement plus rien à manger depuis les trois
premiers jours du séisme. D'autre part, des équipes
médicales originaires de France, de Russie, d'Espagne ou de
Turquie travaillent sur place pour mettre leurs compétences
au service de cette situation d'urgence.
LA COOPERATION
Une période de trève
Cette tragédie survenant dans un pays déchiré depuis
plus de 20 ans par un conflit entre le gouvernement et les
séparatistes tamouls(LTTE) pose alors le problème de la
solidarité entre deux peuples en vive confrontation : les
tamouls et les cinghalais. Suite à l'impressionnante
destruction du pays, une trêve est prononcée afin de faire
taire les conflits internes qui seraient, s'ils
persistaient dans un tel contexte, un réel obstacle aux
démarches d'urgence mises alors en oeuvre. Ainsi, à
l'occasion du jour de deuil national la présidente du Sri
Lanka, Chandrika Kumaratunga, a invité à taire les
divisions ethniques.
Coordination des opération
Les
autorités ont également invité la rébellion tamoule à se
joindre à la coordination des opérations de secours au
lendemain de l'appel à l'unité nationale de la présidente.
Une façon pour cette dernière de répondre aux craintes de
la guérilla, qui considère que les zones qu'elle contrôle,
dans le nord de l'île, pourraient être négligées par l'aide
gouvernementale et internationale.
Visite
de Koffi Annan : l'expression d'un espoire de paix
En visite dans les zones sinistrées du Sri Lanka,
le10 janvier 2005, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi
Annan, en présence du Premier ministre sri-lankais et du
président de la Banque mondiale, fait l'état des lieux des
désastres causés dans le pays . Lors de cette visite, Kofi
Annan exprime son souhait profond que l'aide de l'ONU ne
serve pas seulement à relever le pays mais qu'elle permette
aussi la reprise du processus de paix.
LA RENAISSANCE

Trois mois après le raz de marée, les sri lankais déplorent vivement l'absence de touristes dans cette destination si désirée auparavant. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi les occidentaux ont fuit le pays, alors que seulement 1% du territoire a été dévasté. Tout le reste est intact et prêt à accueillir les touristes. Seules les plages sont à éviter (mais pas à l'ouest !!) mais le charme du patrimoine culturel et architectural de l'ancienne Ceylan n'est pas dans ces cocotiers et son sable chaud : le triangle culturel, les montagnes, Kandy conservent leur capacité d'accueil, offrant à qui le souhaite un patrimoine inestimable à découvrir.
